Catégorie: Polésie
2 ans aujourd'hui et évidemment je ne trouve rien de mieux que finir des trucs pour le boulot à cette heure-ci après ce qui est sans doute ma journée la plus pourrie de l'année.
On va dire après l'effort le réconfort?
En attendant...
Avenue du Général Leclerc
Quelques gouttes de pluie, des arbres qui roussissent, des feuilles emportées par le vent
C'est l'automne
Des cyclistes au milieu de la place Denfert
Des piétons qui traversent au feu vert
C'est l'automne à Paris
Le soleil coule sur le plateau.
La chair de poule me fait la peau.
Tout me chamboule, il fait si beau
Et le vent du souvenir vient nous lifter les maux.Les gosses de ceux qu'en ont eu,
Courent, laissant derrière eux leurs cris
Claquer contre le mur tout nu
Qu'un printemps "immacule" ainsi que ton visage
Souriant aux années qui t'ont gardée telle
Que le plus beau des firmaments en chercherait son septième ciel.Le soleil coule sur le plateau.
La chair de poule me fait la peau.
Tout me chamboule, il fait si beau
Et le vent du souvenir vient nous lifter les maux.Ceux-là parlent de ces années où ils riaient tout en riant.
D'autres sont plus préoccupés à choisir entre rouge ou blanc.
Ils boivent et rient, ils chantent et pleurent
Leur plus beau refrain d'amitié.
Tu bois, tu ris, tu chantes en choeur
Et je sens le mien palpiterLe soleil coule sur le plateau.
La chair de poule me fait la peau.
Tout me chamboule, il fait si beau
Et le vent du souvenir vient nous lifter les maux.Déjà l'horizon s'immole
Au soleil couchant
Et nos âmes caracolent
À tous les vents.Le soleil coule sur le plateau.
La chair de poule me fait la peau.
Tout me chamboule, il fait si beau
Et le vent du souvenir vient nous lifter les maux.
Yves Jamait
Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.
Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.
Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.
" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "
Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
G. Brassens
C'était un jour d'été comme on en fait beaucoup,
Entre mer et garrigue au début du mois d'août,
Un air de chanson dans la tête
Et puis l'envie de voir si la mer était bonne :
Je roulais par hasard entre Nîmes et Narbonne.
Je me suis arrêté à Sète.
Poussé par les voitures ou porté par les vents
Dans cette cité-là, que l'on passe en suivant
N'importe quel itinéraire.
A peine a-t-on le temps de quitter les faubourgs,
- C'est là le résumé de la vie le plus court -
On se retrouve au cimetière.
Le calme anonymat qui réside en ce lieu
Est celui que l'on voit chez les morts de banlieue :
On chercherait l'extravagance.
Aussi libre qu'on ait vécu, décidément,
On est toujours guetté par un alignement,
Sauf de discrètes différences.
C'est un pin parasol qui n'aura pas éclos
Tant viennent les amis piétiner cet enclos.
J'ai peu d'espoir qu'il ne grandisse.
Ils continueront donc de rôtir au zénith,
Mais de tous leurs bouquets posés sur le granit,
Pas un ne m'a semblé factice.
Au milieu d'un essaim de touristes en chaleur,
J'ai vu s'épanouir une petite fleur
Qui semblait marcher comme on danse,
Avec deux seins de soie déguisés par un voile,
Et l'ombre de ta croix n'a pas bougé d'un poil.
Je me demande à quoi tu penses.
A quoi tu penses donc, laquelle as-tu choisie
Des ruses que les hommes ont trouvées jusqu'ici
Pour rendre la mort moins cruelle ?
Survie de l'âme ou fin de tout, quoi qu'il en soit,
C'est pas beau de mourir pour demeurer de bois
Aux larmes d'une demoiselle.
Comme elle avait vingt ans et qu'elle était jolie,
La laisser s'en aller n'eût pas été poli :
Les chagrins sont durs à cet âge.
On avait une sorte d'ami en commun.
C'était mieux qu'un début, je lui ai pris la main.
Nous voilà partis pour la plage.
Entre le bris des vagues, le son des soupirs,
Les sardanes funky qu'on entendait glapir
En modulation de fréquence
Et les cris des enfants qui s'ébattaient dans l'eau,
Quelque maître nageur sifflait un pédalo
Voguant vers l'horizon, vacances !
Maxime le Forestier
Raymond aimait Georges. Raymond est parti. J'aime Raymond, j'aime Georges, et quand Raymond rend hommage à Georges, ça donne ceci, et ça me rappelle le spectacle La lune écoute aux portes que j'ai vu le week end dernier avec ma belle et qui commençait par ce morceau:
Ca fait toujours chaud au coeur...
ne plus y croire (c'est le titre)
J’ai été manutentionnaire, vendeur de valises et même caissier
Pourtant être livreur d’amour est le pire travail que je n’ai jamais fait
Ils m’ont appelé lorsque j’ai compris que c’était fini
Qu’il ne fallait plus que j’y touche afin de ne pas gâcher ma vie
Que le mariage est une belle chose qui se transforme en divorce
Qu’après deux ans on ne dit plus je t’aime comme au début mais qu’on se force
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours
Jetant un oeil dans mon rétroviseur j’en aperçoit parfois
Se tenant la main tendrement, d’autres s’enlaçant
Ou se fixant comme si ils pouvaient stopper le temps
Mon job ne m’empêche pas de les envier de vivre ces moments
Et si certains ont des doutes sur l’existence de ce que j’apporte
Personne n’a jamais encore refusé de m’ouvrir sa porte
Je leur tends et avidement leurs mains agrippent les petites bouteilles
Seulement quelques gorgées pour que leurs vies ne soient plus pareillesRefrain
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vieC’est souvent pendant leur jeunesse qu’ils ont leur première livraison
Pour que le reste de leur vie ils tentent de retrouver cette sensation
Cette joie d’être livré comme celui ou celle que l’on désire, et
Savoir qu’il n’y a plus qu’à s’embrasser, après avoir vérifié
Que sur les bouteilles les deux mêmes noms sont biens inscrits et qu’ils concordent
Et soudain comme par magie deux êtres humains s’accordent
J’ai remarqué que les gens parlent tous de leur premier amour au passé
Parce qu’il y a toujours ce jour où je ne viens plus les livrer
Mais trop rarement les deux en même temps donc inévitablement
C’est la descente aux enfers pour celui dont les effets persistent
Moi je n’y peux rien si le nom de ton amant n’est plus sur ma liste
Je n’aime pas mon métier : il consiste à rendre les gens tristes
Mais ce n’est pas la peine qu’ils essayent de faire un procès à ma compagnie
Ils n'avaient qu’à lire l’étiquette collée sur la bouteille, tout est inscrit :
« Effets secondaires : Risque d’accoutumance, rejet de la réalité, souffrance , état dépressif, risques d’insomnie, crises de démence »Refrain
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vieJ’ai l’impression qu’ils pensent tous que c’est gratuit, ils n’ont rien compris !
Sous l’effet des bouteilles ils sont tous poussés à la consommation
Ils en viennent vite à prendre des crédits pour s’acheter des maisons
Lorsqu’ils se mettent à faire des enfants mes patrons sont contents
Des premières couches aux études ils en prennent au moins pour 20 ans
Quand l’amour meurt, les mecs se noient dans l’alcool les filles se vengent sur les gateaux
Mes patrons vous remercient, leurs chiffres d’affaires est au plus haut
Même ceux que je ne livrent pas se ruinent en vetements et en parfums
Espérant secrètement que cela pourra peut-être changer quelque chose
Pourtant je n’ai toujours pas reçu de bouteilles pour elle et toi
Allez c’est bien continue de lui envoyer des roses
Mauvaise nouvelle : il n’y aura pas d’amour dans la ville aujourd’hui
Ma camionette a explosé, le chargement est détruit
Mais ils ne me vireront pas de peur que je dise dans les journaux
Que cet amour que tout le monde veut ce n’est que du sucre avec de l’eauRefrain
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vieMais l'amour, cela n'existe pas !
le Klub des Loosers (c'est le joyeux versaillais)
Finalement, ça paie d'attendre. Pour une fois, une recherche sur Google autre qu'à base de bites, couilles, culs ou autres a amené quelqu'un jusqu'ici.
Bon comme d'habitude, ça ça ne change pas, la personne n'a pas trouvé son bonheur. Mais je suis plutôt content de savoir que:
une fleur qui vole c'est une idée folle vous amènera ici.
