Catégorie: Monde de merde
Ce matin dans ma voiture j'écoutais Bechet plein pot et bien entendu en commençant par Petite Fleur.
Comme j'ai toujours des paroles qui me viennent en tête en écoutant Sidney je repensais à Henri Salvador et la version qu'il chantait:
Si les fleurs
Qui bordent les chemins
Se fanaient toutes demain
Je garderais au cœurCelle qui
S'allumait dans tes yeux
Lorsque je t'aimais tant
Au pays merveilleux
De nos seize printemps
Petite fleur d'amour
Tu fleuriras toujours
Pour moiQuand la vie
Par moment me trahit
Tu restes mon bonheur
Petite fleurSur mes vingt ans
Je m'arrête un moment
Pour respirer
Ce parfum que j'ai tant aiméDans mon cœur
Tu fleuriras toujours
Au grand jardin d'amour
Petite fleur...Dans mon cœur
Tu fleuriras toujours
Au grand jardin d'amour
Petite fleur...
Je m'étais dis que je lui écrirais bien pour lui demander son avis sur le fait de mettre des mots sur des interprétations de Bechet.
Pour le coup c'est râpé, il a cassé sa pipe. Et le loup, la biche et le chevalier de mon enfance vont avoir un autre goût quand je vais fredonner la chanson douce.
Il y a des années, la marotte c'était les jeunes, ça a duré pas mal, Ségolène le regrette d'ailleurs, elle aurait voulu séduire les séniles.
Cette année magnifique où Le Pen est arrivé au deuxième tour, on avait droit à l'insécurité.
Je me souviens de l'altermondialisme, du traité européen, une cuillère pour tous les jours.
Là en ce moment c'est le pouvoir d'achat, nos amis gros connards ne parlent que de ça. C'est LE truc dont il faut parler, c'est LA préoccupation des ménages, et en matière de Ménage, je sais de quoi je parle.
Ils me broutent les couilles ces débiles profonds, je sais que ce soir je suis énervé mais quand même. J'en ai sérieusement plein le cul de ces handicapés de la plume journalistique nous rabâchent UN thème comme si c'était le seul point focal.
Vive le simplisme, hier on appelait un chat un chien, aujourd'hui on résout un problème et le père noël sera plus généreux.
Entre ça et les préoccupation existentielles sur la vie sexuelle des mouches présidentielles, j'attends toujours les dossiers de fond qui vont m'éclairer sur les vraies réformes en cours.
Tomber malade une semaine avant le départ, ça n'a pas de prix.
Des antibiotiques jusqu'au jour du départ, idem.
... est d'avoir cru en l'Homme.
Le téléfilm sur France 2 se termine à l'instant, Daniel Prevost y était formidable. Il a confirmé cette discussion ce midi à table: les comiques font de grands tragédiens.
La lettre de Monsieur Joseph en fin de film est merveilleuse.
Triste, mais merveilleuse.
Ce serait une erreur monumentale de s'arrêter aux apparences avec Didier Super, la plupart des débiles en concert ne comprennent rien sinon: "ouah trop cool c'est fun, c'est un vrai keupon, voir même lol quoi".
Évidemment ça amusera toujours de dire ça, mais c'est comme du Coluche qui aurait passer la 6e en évitant le camion, le trash sert le discours...
Bref misère joyeuse, au moins il a emmené son cul là bas:
Je ne veux pas jouer les défenseurs du tiers-monde à la petite semaine... mais alors même qu'en de nombreux endroit dans le monde, des gens crèvent la dalle, tombent malade sans avoir les traitements à disposition ou même sautent de tranche fiscale et du coup paient d'un coup plus d'impôts; et bien pendant ce temps un sombre producteur américain, sous prétexte de nourrir trois poupées Barbie (TM) et le frère d'une ex-actrice star, nous impose la sortie de ça:
Dead or Alive
Et là on se dit que l’EVFBF chère à Desproges mérite une subvention nationale sur le territoire de l'oncle Sam.
On vit vraiment dans une sale époque, quand on voit que le China Club ferme définitivement, on a de quoi déprimer.
Mais qu'est-ce qu'on va devenir?
C'est une perte immense que ni le Fumoir, ni la Gazzetta ne pourront compenser.
Dire que je me désespérais en pensant à la fermeture aoûtienne...
Il y a les maladies avec arrêt de travail qui font chier.
Il y a les maladies sans arrêt de travail qui font pas chier.
Et il y a les sinusites sans arrêt de travail quand on bosse toute la journée sur écran.
Enjoy.
Je ne sais même pas ce que je tape.