Catégorie: Réflexions
L'union fait la force, le travail en groupe stimule, enrichit la réflexion. Le groupe se soude, se soutient, crée de l'émulation.
Dieu, dans son Infinie Bonté, a dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Alors, d'abord, Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie, ensuite, je préfère moi-même, c'est pas de ma faute.
disait Desproges.
Je ne vais peut-être pas aller jusque là. Mais tout petit déjà, alors que déjà je n'aimais pas le foot, les piqûres du médecin et les betteraves, j'avais une très nette tendance non pas à fuir mes petits camarades mais à fuir les rassemblements de mes petits camarades.
Très tôt j'ai cru que l'intelligence du nombre était celle de la moyenne des QI réunis, divisée par le nombre total des individus du groupe.
Finalement, un truc qui me vient par nature c'est que plus de quatre on est une bande de cons (les agents doubles schizophrènes étant donc mal barrés) comme disait Brassens.
Je n'irai pas jusqu'à dire que je préfère être malheureux tout seul plutôt qu'heureux avec les autres mais...
Si on se met d'accord sur le fait que l'intelligence est le seul outil qui nous permet de mesurer l'étendu de notre malheur. Si la lucidité dans la solitude pousse à la mélancolie, par notre réflexion.
Si en groupe on rigole, on est quelque part un imbécile heureux, ce qui est bien la preuve que notre intelligence a été réduite par le groupe, non?
Je sais c'est fumeux.
En attendant le matin il y a ce monsieur qui s'occupe de l'intendance dans mon immeuble. Il est vachement sympa, visiblement originaire d'Afrique sub-saharienne, on échange juste quelques mots le matin quand je pars aux aurores (grosso merdo vers 9h30 donc). Je me dis que je papoterais bien avec lui vu qu'il m'est naturellement sympathique. Pour ça il faudrait que je me lève plus tôt. Mais si je me lève plus tôt il sera pas là.
Faut concilier la chose.
Bah c'est pareil, si je refuse en bloc le groupe je deviens un con aigri. Si je ne vis que par et pour le groupe je deviens un con joyeux.
Finalement, je suis peut-être le mieux entouré des solitaires. Ou le plus indépendant des grégaires.
Au Viet Nam, Brando me disait que les gens l'intéressait plus que les pierres.
Certes de nos photos moins de monuments que de scènes, de personnes, de vie.
Et après tout les pierres pour la plupart ont vocation à rester plus longtemps debout que les personnes que nous avons rencontrées, et surtout les pierres ne bougeront probablement pas.
Elles pourront donc attendre un prochain séjour.
"Nous ne sommes pas une moyenne mais une addition. Non un point du gris mais du blanc et du noir juxtaposés, une mosaïque, une duplicité: " Deux hommes en moi ", disait saint Paul. Qui n'en est pas là ?"
Th. Monod, Le chercheur d'absolu
Toute référence évangélique mise à part voila exprimée, d'une façon meilleur que celles que j'avais jusqu'alors touchées du bout des doigts, une idée en laquelle je crois profondément. Cette cohabitation de ce qui dans beaucoup d'esprit ne peut pas cohabiter, ou alors se dilue. Pas pour moi, pour lui non plus visiblement.
Il y a des années, la marotte c'était les jeunes, ça a duré pas mal, Ségolène le regrette d'ailleurs, elle aurait voulu séduire les séniles.
Cette année magnifique où Le Pen est arrivé au deuxième tour, on avait droit à l'insécurité.
Je me souviens de l'altermondialisme, du traité européen, une cuillère pour tous les jours.
Là en ce moment c'est le pouvoir d'achat, nos amis gros connards ne parlent que de ça. C'est LE truc dont il faut parler, c'est LA préoccupation des ménages, et en matière de Ménage, je sais de quoi je parle.
Ils me broutent les couilles ces débiles profonds, je sais que ce soir je suis énervé mais quand même. J'en ai sérieusement plein le cul de ces handicapés de la plume journalistique nous rabâchent UN thème comme si c'était le seul point focal.
Vive le simplisme, hier on appelait un chat un chien, aujourd'hui on résout un problème et le père noël sera plus généreux.
Entre ça et les préoccupation existentielles sur la vie sexuelle des mouches présidentielles, j'attends toujours les dossiers de fond qui vont m'éclairer sur les vraies réformes en cours.
...le blog est moyennement mis à jour depuis que je suis rentré du Viet Nam, neldor.net se pose là.
Entre la tournée internationale de montrage de photos, de réamènagements, d'aller-retours saucissonnesque, de rechute dans le jeux vidéo, de bricolages et moultes conneries hautement productives je n'ai ni le loisir ni l'envie profonde de raconter des choses insignifiantes.
En revanche je vais changer le tout ici.
Sinon Poupou rapport au message précédent, je suis aller voir Didier Super en concert en fait, et c'était bien, pas comme un petit bal perdu, mais bien.
Je suis sensé prendre la route tout à l'heure mais je n'ai pas de nouvelles de mon ami de la moutarde, aussi le doute m'habite.
Enfin je suis dubitatif dirons-nous, pour ne pas dire sexe à poils.
Voir la famille, les amis, les gens qu'on aime, revenir avec une valise supplémentaire de 20 kilos de souvenirs, cadeaux, c'est agréable.
Mais ici tout est gris, on se caille les miches grave, la circulation est d'un ennui incroyable et l'impression que tout le monde dort persiste.
Ce n'est pas une déprime, un simple constat. Finalement ici on a l'air de bien se faire chier. Et ma maison est triste.
Là-bas la vie, partout, l'urgence, l'action, la dynamique. Je suis bien de retour dans la vieille Europe, je le savais, j'en suis sûr maintenant: on est bien à l'ouest.
Cet après-midi, PC à changer et photos à trier.
Avenue du Général Leclerc
Quelques gouttes de pluie, des arbres qui roussissent, des feuilles emportées par le vent
C'est l'automne
Des cyclistes au milieu de la place Denfert
Des piétons qui traversent au feu vert
C'est l'automne à Paris
Dans sept jours, à la même heure environ, débuteront mes vacances.
Dans sept jours, ce sera les derniers moments parisiens.
Vivement demain.
Hier soir, le petit François Bayrou, 56 ans, comparait la France à une république bananière.
Dans le même temps, Ségolène Royal, madone des socialistes, pardonne ses camarades: "ils ne savent pas ce qu'ils font".
Alors le jésuite ou la madone?
J'oubliais, si vraiment on devait faire la guerre à l'Iran, je crois que pour le coup je descendrais dans la rue.