Archives pour: Janvier 2008, 18
L'union fait la force, le travail en groupe stimule, enrichit la réflexion. Le groupe se soude, se soutient, crée de l'émulation.
Dieu, dans son Infinie Bonté, a dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Alors, d'abord, Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie, ensuite, je préfère moi-même, c'est pas de ma faute.
disait Desproges.
Je ne vais peut-être pas aller jusque là. Mais tout petit déjà, alors que déjà je n'aimais pas le foot, les piqûres du médecin et les betteraves, j'avais une très nette tendance non pas à fuir mes petits camarades mais à fuir les rassemblements de mes petits camarades.
Très tôt j'ai cru que l'intelligence du nombre était celle de la moyenne des QI réunis, divisée par le nombre total des individus du groupe.
Finalement, un truc qui me vient par nature c'est que plus de quatre on est une bande de cons (les agents doubles schizophrènes étant donc mal barrés) comme disait Brassens.
Je n'irai pas jusqu'à dire que je préfère être malheureux tout seul plutôt qu'heureux avec les autres mais...
Si on se met d'accord sur le fait que l'intelligence est le seul outil qui nous permet de mesurer l'étendu de notre malheur. Si la lucidité dans la solitude pousse à la mélancolie, par notre réflexion.
Si en groupe on rigole, on est quelque part un imbécile heureux, ce qui est bien la preuve que notre intelligence a été réduite par le groupe, non?
Je sais c'est fumeux.
En attendant le matin il y a ce monsieur qui s'occupe de l'intendance dans mon immeuble. Il est vachement sympa, visiblement originaire d'Afrique sub-saharienne, on échange juste quelques mots le matin quand je pars aux aurores (grosso merdo vers 9h30 donc). Je me dis que je papoterais bien avec lui vu qu'il m'est naturellement sympathique. Pour ça il faudrait que je me lève plus tôt. Mais si je me lève plus tôt il sera pas là.
Faut concilier la chose.
Bah c'est pareil, si je refuse en bloc le groupe je deviens un con aigri. Si je ne vis que par et pour le groupe je deviens un con joyeux.
Finalement, je suis peut-être le mieux entouré des solitaires. Ou le plus indépendant des grégaires.