| « l'autre pays du bon goût | Guillaume aka Neldor » |
Fixettes
On se fait des petites fixettes, on bloque sur un sujet, un mode de pensé, même une mode.
Je me rend compte régulièrement qu'avant hier j'étais décidément bien con. Il n'y a pas de raison que ça s'arrange.
J'essaie juste d'écouter du mieux que je peux les gens que je croise.
En ce moment je me demande ce qui fait qu'on bloque sur l'image qu'on a d'une personne. Et qu'on galère autant pour s'en sortir.
Je m'amuse en regardant l'image qu'on peut avoir de moi. Je me demande si ça vient de moi, de la mentalité française ou si c'est juste dans la nature humaine mais. J'étais à la fac avec ma sacoche j'étais un fils à papa. Je me suis décoloré les cheveux j'étais drogué ou cool, selon la sensibilité. Clubber aussi. Timide. Grande Gueule. Glandeur. Travailleur. Sensible et à l'écoute. Cynique parfois. Un geek qui joue toute la journée. Un parleur infatigable. Un gars qui reste dans un coin et qui observe. Un comptable. Un informaticien. Un bourge.
Je ne sais pas si j'ai pris l'habitude du contre-pied constant. Je ne sais pas si toutes ces personnes avec qui j'ai pu parler jouent un rôle là dedans.
Ce qui me gêne concernant ma personne adorée; et ça c'est peut-être très français; c'est de voir comme on peut bloquer sur un élément, qui devient d'un coup central, déterminant, unique facteur de définition. Je me sens amputé. J'ai une impression d'injustice dans ces cas là.
Sinon cela n'a rien à voir, mais Armi me disait lundi soir que j'avais un petit accent: je traîne sur mes fins de phrases en appuyant mes syllabes sur un ton de "tu voiiiiiiiiiiis hmmmmmm". Je comprends mieux les réflexions lyonnaises.
Du coup.