Archives pour: Juillet 2007, 23
Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.
Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.
Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.
" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "
Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
G. Brassens
Dans le seigneur des anneaux, Gandalf possède l'un des trois anneaux elfique. Bien entendu celui qui lui est le plus utile: Narya, l'anneau de feu.
Il ne s'agit pas de faire de la pyrotechnie au 14 juillet comme lors de la fête d'anniversaire de Bilbo.
Non ce n'est pas de ce feu qu'il s'agit. Le feu dont il est question est celui qu'il y a à l'intérieur des êtres.
Prenez cet anneau", dit-il, "pour quand vos travaux seront durs ; il vous aidera à supporter la lassitude que vous avez sur vous. Car voici l'Anneau de Feu, et avec lui vous pourrez rallumer les cœurs dans un monde de plus en plus froid
J'achète, internet est un outil formidable pour ça.
Un artiste qui réussit à percer par la force de son talent sans écarter les fesses gagne un privilège génial: être critiqué par une kyrielle de culs-de-jatte qui fatalement, n'arriveront jamais à sa cheville.
Même les culs-de-jatte landais.
Évidemment avec le succès vient la grosse tête, ceux qui s'en préservent ou la dégonflent doivent savoir que si leur talent est autrement développé, ça n'en fait pas ce que mon bon ami Huy qualifierait de "bonnes personnes".
En même temps, le monde s'ennuyant tellement, ça permet aux vaches de regarder passer le train.