Archives pour: Juillet 2007
Comme dirait Jacques...
Je repense à des insultes
A des ennemis anciens
Tout ça ne me fait plus rien
Est-ce que je deviendrais adulte
Ce serait bien
J'ai retrouvé ma flamme, un but, et je suis pourtant serein. Emporté parfois, le ménage se fait progressivement, et j'essaie de me concentrer sur l'essentiel. De plus en plus je passe sur ce qui ne compte pas, les petits travers des uns et des autres. Les miens comme toujours je m'efforce de les juger sans partage autant que faire se peu (ce qui ne veut pas dire que j'en fait quelque chose). Je m'en fiche pas mal, peu m'importe aujourd'hui de convaincre ou de prouver à quelqu'un qui je suis, ce que je vaux, ou même de dire pourquoi un raisonnement me semble erroné.
Je pense avoir trouvé ce que depuis que tout petit, en observant les autres, je cherchais: ce qui me gênait dans nos cours de récréations. C'était juste du dialogue et du partage. Je m'opposais à la compétition, je pensais à la composition (un truc mou pour les plus cons).
Brassens disait dans un interview, que c'est ce qui est différent chez l'autre qui nous intéresse, nous fait aller vers lui. En même temps les points communs, ces terrains d'entente, j'essaie de les utiliser pour réunir ces différences.
Évidemment que cela parait d'un bateau et d'un simplisme benêt. Mais passant mon temps sur le web, connecté dans tous les sens c'est ça en fait. En regardant bien, je passe mon temps à vouloir connecter choses, lieux, personnes, idées.
Je finirai bien par en sortir quelque chose un jour à allumer toutes ces mèches.
La machine est réparée, il faut juste redonner les premiers coups de pédale pour que ça reparte comme il faut...
Harry Potter est terminé, comme je ne suis pas un enfoiré je ne dirais rien de la fin, même pas que Hermione et Ron meurent à la fin pour protéger Harry quand il tue Voldemort, ni qu'en fait Dumbledore n'était pas mort, et Sirius de même.
Non je ne ferai pas ça parce que j'ai un bon fond.
Désolé hein ![]()
Je me disais que grandir en gardant son âme d'enfant... c'était peut-être savoir que les monstres, les fées, les lutins n'existent pas. D'une parce que ça nous rassure et deux parce que justement on devient adulte et il faut faire bonne figure. Mais d'un autre côté, c'est espérer qu'au détour d'un bosquet autre chose qu'un chat surgisse, continuer à allumer la lumière la nuit quand l'ombre de la chaise s'allonge au clair de lune, et quelque part avoir peur au fond de soi quand la maison craque.
Ne pas renoncer à ses rêves et à l'imaginaire.
A partir d'aujourd'hui, une interruption du son et de l'image va avoir lieu...
La différence sera minime je sais.
Bon week-end donc...
Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.
Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.
Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.
" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "
Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
G. Brassens
Dans le seigneur des anneaux, Gandalf possède l'un des trois anneaux elfique. Bien entendu celui qui lui est le plus utile: Narya, l'anneau de feu.
Il ne s'agit pas de faire de la pyrotechnie au 14 juillet comme lors de la fête d'anniversaire de Bilbo.
Non ce n'est pas de ce feu qu'il s'agit. Le feu dont il est question est celui qu'il y a à l'intérieur des êtres.
Prenez cet anneau", dit-il, "pour quand vos travaux seront durs ; il vous aidera à supporter la lassitude que vous avez sur vous. Car voici l'Anneau de Feu, et avec lui vous pourrez rallumer les cœurs dans un monde de plus en plus froid
J'achète, internet est un outil formidable pour ça.
Un artiste qui réussit à percer par la force de son talent sans écarter les fesses gagne un privilège génial: être critiqué par une kyrielle de culs-de-jatte qui fatalement, n'arriveront jamais à sa cheville.
Même les culs-de-jatte landais.
Évidemment avec le succès vient la grosse tête, ceux qui s'en préservent ou la dégonflent doivent savoir que si leur talent est autrement développé, ça n'en fait pas ce que mon bon ami Huy qualifierait de "bonnes personnes".
En même temps, le monde s'ennuyant tellement, ça permet aux vaches de regarder passer le train.
Premier vrai shoot de concert avec l'ami Rod hier soir...
Évidemment conditions optimum: aucune lumière, top moumoute...
J'ai fait ce que j'ai pu: peu.
Je posterai demain les massacres.
Une attitude n'achète pas une vertu.
Une belle prose n'achète pas une intention.
Une réflexion profonde ne vaudra jamais un ressenti.
Il va falloir que je retourne moins les choses dans ma tête pour les prendre et les restituer simplement.
Des instantanés, voila ce qu'il me faut.
C'est sans doute pour ça que Brassens à la fin, ne lisait plus que des poètes, voire quelques vers.





