Archives pour: Juin 2007
En trouvant l'émission d'hier soir de France 2 sur les chanteurs engagés légèrement "superficielle", je me suis quand même bien amusé rien qu'en voyant Jospin chanter les feuilles mortes, ça valait son pesant de cacahouètes.
Je note que Cali s'est torché avec les sages paroles de Maxime le Forestier. Lui qui ne veut pas trop réfléchir, j'avais bien compris en le voyant sur scène.
L'Homme une fois de plus, la seule chose qui compte. Abd al Malik, nom de dieu, que ce garçon est intelligent, dieu que ce garçon sait utiliser son cerveau, dieu que j'aimerais passer du temps à parler avec lui, tranquillement.
Avant Coluche, Balavoine... qu'est-ce qu'on a retenu? de la rébellion? des restos du coeur? l'aide à l'Afrique?
C'étaient pourtant avec d'autres (rares) des personnes qui appelaient à utiliser ce que fait si bien ce bon Abd al Malik: notre matière grise. Ce qui se fait de moins en moins dans le fond.
Exprimer sa réaction épidermique, c'est beau et passager, ça fait de belles musiques, de beaux morceaux, voire des tubes.
Fournir du prêt à penser... Sardou et Diam's même combat je serais bien tenté de dire.
Il parait que les dictateurs sont des artistes frustrés. Genre Adolf qui se fait recaller des beaux-arts.
Personnellement, en ce qui me concerne, moi, j'ai toujours rêver de faire de la chanson.
Bon alors reprenons.
3 ans de blogging et demi.
Passage dans la trentaine.
Des séparations, des rencontres, des mensonges en pagaille, du ménage, des réactions positivement irréfléchies, un déménagement.
Mais surtout, des relations fortes et saines établies avec de vieilles et moins vieilles connaissances (dans le sens que l'on connaît). Surtout une, et pas la plus vieille.
Une sérénité intérieure, des confirmations.
Il me reste des déplacements à faire, des choses à construire et un monde à sauver, même si je sais que c'est foutu d'avance, ça ne m'empêchera pas d'essayer.
Et surtout finir par faire un choix un jour, à écrire ici ce qui compte vraiment, et à intervenir quand j'ai les réponses.
Avec plus de poils au menton ça passera peut-être mieux.
Donc en toute honnêteté, à part les proches, je ne vois pas bien ce qui compte. Mon boulot ne va pas bouleverser la vie des gens, les bouchons en voiture on fait avec grâce à mon ipod, le monde va crever demain mais j'ai du sucre dans le placard (en poudre et en morceau), et plus généralement 99% de ce qui se passe n'a vraiment, mais alors vraiment aucune importance.
Il va falloir choisir : se dire que la vie n'est qu'un rêve, que le matériel ne compte pas, et que pourtant ce serait pas mal d'avoir un peu de biens à transmettre.
Sinon je plains celui qui ne sait pas rire de tout, se moquer de tout, et particulièrement du plus grave.
Je supporte de moins en moins les jeunes (il parait que je peux le dire maintenant), les détenteurs du savoir, les emmerdeurs congénitaux, les moralistes.
Je n'ai vraiment, mais alors vraiment plus rien à carrer de me faire traiter de gland, qu'on se trompe sur ce que je peux être, penser. Je suis bien et je vous emmerde.
En plus si avant je plaisantais en disant avoir raison et en pensant le contraire, maintenant je ferme ma gueule et je me dis que j'ai raison.
Les seuls moment qui comptent, c'est ceux passés avec les bonnes personnes, surtout quand je me tais, que je les écoute et que je les regarde. Je n'ai même plus mal aux autres comme j'ai pu le dire en me prenant pour un Brel. Ce serait même plutôt l'inverse.
Je vous demande juste de me faire confiance ou d'aller vous faire foutre en fait.
C'est pas mal ça.
Voila, hier je me demande quel bouquin je vais commencer, et fatalement je retombe sur la correspondance Brassens - Toussenot.
Comme pour les films, je re-regarde les mêmes au lieu de déballer les nouveaux.
Ce soir je commence Paris est une fête.
David sur son blog, en bas de page:
A 30 ans, on s'engage ou on s'amuse : choisis ton camp, l'ami...
bon bah on y est nous aussi...
Voila, zappons Benabar, c'est surfait, préférons Maxime...
Voila quelques années que j'écoute et que j'apprécie Idir. Chanteur Kabyle, exilé en France depuis maintenant longtemps, il chante la liberté, l'humanité, le partage...
Dans les musiques, dans sa voix, dans ses textes, la mélancolie côtoie la joie de vivre, le bonheur se mélange à la tristesse. Mais toujours l'optimisme transpire à travers sa musique.
Et, vendredi, pour la première fois, aux Invites de Villeurbanne, j'ai pu le voir pendant 1h30 sur scène, entouré d'une grosse communauté Kabyle, de fans de la premières heures, et de simples curieux.
Affable, généreux, bon, simple, franc me paraissent être de bons qualificatifs pour exprimer ce qu'Idir transmet via sa présence.
Chaque morceau s'accompagne d'une explication pour les personnes (nombreuses!) qui ne comprennent pas le kabyle. Il a repris beaucoup de ses tubes, a chanté un texte de Grand Corps Malade, issu de son dernier album. Bouger, rire, pleurer, il y avait tout cela dans ce partage.
J'aimerais pouvoir y aller en octobre au Zénith de Paris, mais je serai sous d'autres cieux.
C'était un jour d'été comme on en fait beaucoup,
Entre mer et garrigue au début du mois d'août,
Un air de chanson dans la tête
Et puis l'envie de voir si la mer était bonne :
Je roulais par hasard entre Nîmes et Narbonne.
Je me suis arrêté à Sète.
Poussé par les voitures ou porté par les vents
Dans cette cité-là, que l'on passe en suivant
N'importe quel itinéraire.
A peine a-t-on le temps de quitter les faubourgs,
- C'est là le résumé de la vie le plus court -
On se retrouve au cimetière.
Le calme anonymat qui réside en ce lieu
Est celui que l'on voit chez les morts de banlieue :
On chercherait l'extravagance.
Aussi libre qu'on ait vécu, décidément,
On est toujours guetté par un alignement,
Sauf de discrètes différences.
C'est un pin parasol qui n'aura pas éclos
Tant viennent les amis piétiner cet enclos.
J'ai peu d'espoir qu'il ne grandisse.
Ils continueront donc de rôtir au zénith,
Mais de tous leurs bouquets posés sur le granit,
Pas un ne m'a semblé factice.
Au milieu d'un essaim de touristes en chaleur,
J'ai vu s'épanouir une petite fleur
Qui semblait marcher comme on danse,
Avec deux seins de soie déguisés par un voile,
Et l'ombre de ta croix n'a pas bougé d'un poil.
Je me demande à quoi tu penses.
A quoi tu penses donc, laquelle as-tu choisie
Des ruses que les hommes ont trouvées jusqu'ici
Pour rendre la mort moins cruelle ?
Survie de l'âme ou fin de tout, quoi qu'il en soit,
C'est pas beau de mourir pour demeurer de bois
Aux larmes d'une demoiselle.
Comme elle avait vingt ans et qu'elle était jolie,
La laisser s'en aller n'eût pas été poli :
Les chagrins sont durs à cet âge.
On avait une sorte d'ami en commun.
C'était mieux qu'un début, je lui ai pris la main.
Nous voilà partis pour la plage.
Entre le bris des vagues, le son des soupirs,
Les sardanes funky qu'on entendait glapir
En modulation de fréquence
Et les cris des enfants qui s'ébattaient dans l'eau,
Quelque maître nageur sifflait un pédalo
Voguant vers l'horizon, vacances !
Maxime le Forestier
Vous aimez chantez ? en chœur et en canon ? Vous regrettez qu'enfant on ne vous faisait chanter que des choses mièvres et même pas drôle ? Vous êtes pour la pédagogie auprès des enfants ? Alors chantez avec nous…
![]()
"Comte du Cul ! Comte du Cul !
Apprend nous tous sur les maladies
Comte du Cul ! Apprends nous la vie…
Comte du Cul ! Comte du Cul
Même si tu nous fais vomir,
Comte du Cul ! tu… nous aide à grandir…"
1,2,3,4… à vous !!
[youtube]uV6EhhWI8GA[/youtube]
Je ne sais pas pourquoi, je me suis souvenu dans la voiture ce matin de ma première réaction musicale épidermique négative.
Joe le Taxi, c'était pas possible, ça ne passait pas.
Plus je l'entendais à la radio, et plus je voulais casser le poste.
Et maintenant elle est mariée à Johnny Depp (quel beau nom de famille), alors ça va.
Il n'empêche, je comprends mieux pourquoi je n'écoute plus la radio. Au moins maintenant je choisis mon propre matraquage.