Archives pour: Février 2007, 20
Il y a des réalisateurs qui font des films, et il y a Terry Gilliam. Un univers unique, un discours unique, une façon de filmer unique.
Ancré dans une réalité sociale on ne peut plus triste, déprimante, désespérante et glauque, la petite Jeliza-Rose ne s'en construit pas moins un univers rêvé qui dépasse son cadre de vie.
Certes sa mère droguée meurt et l'oblige à fuir avec son paternel tout autant drogué (elle lui prépare ses fix).
Certes son père finira embaumé chez la voisine taxidermiste borgne au frère attardé mental.
Certes elle tombe amoureuse du débile et lui fait des bisous comme les grands tout en tenant de grands conciliabules avec ses têtes de barbies.
Il y aurait de quoi devenir timbré mais cette petite traverse ce monde comme un rêve, supportant les épreuves, sans jamais s'écrouler, elle n'y voit que le beau, alors que tout est laid.
Combien trouvent leur existence à chier? s'ils avaient la capacité de cette petite à traverser les cieux par sa seule imagination, combien avanceraient plus vite?
Ce film met mal à l'aise autant qu'il fait du bien.
Une petite réflexion que je me suis faite ce matin: les acteurs ne seraient pas des intermittents de la schizophrènie ?