Archives pour: Décembre 2006, 18
Si comme le rappelait Desproges, l'intelligence est le seul outil qui permette à l'homme d'évaluer l'étendue de son malheur.
Si l'on considère que les dépressifs chroniques sont dans un sens malheureux...
Est-ce que le fait d'être dépressif est un signe d'intelligence? Plus on est dépressif plus on est intelligent, car on se rend d'autant plus compte à quel point on est malheureux?
Maintenant j'ai tendance comme Léautaud à considérer que le doute est une marque d'intelligence.
D'un autre côté je me dis que pour être un vrai génie, il faut savoir que l'on a raison, à un moment ou à un autre. Donc s'abstenir de douter, donc ne pas faire preuve d'intelligence?
Ce qui voudrait dire que dans ces moments là on est plus dépressif.
Pas de doute, pas d'intelligence, on ne se rend plus compte de son malheur, on n'est plus dépressif.
Donc le génie serait un mélange subtil de bêtise et de brillante intelligence.
Résultat, pour être un génie, il faut être maniaco-dépressif?
Ce qui ferait d'Ernest Hemingway (et sa famille en général) l'un des plus grand génies du siècle dernier!
La vache je tiens un truc là...
Ou alors je viens juste de raconter n'importe quoi (comme souvent).
Bref je doute, alors que je tenais une super idée je suis sûr!
Je dois être un putain de génie en fait.
CQFD