Archives pour: Novembre 2006
Plein de trucs à faire, pas eu le courage, donc j'ai refait ma têtière, comme David, mais j'ai dû y passer plus de temps que lui je pense...
J'avais oublié à quel point quand je me tape une angine ça me met sur les rotules.
Énergie = zéro pointé.
Joie en somme.
L'avantage étant que dans mes nuits fiévreuses mon esprit vagabonde et produit quelques petites choses.
... Guillaume qui repart avec une angine et une semaine d'antibiotiques.
Comme d'habitude angine bactérienne...
Joie.
Hier, de passage à La Hune, librairie de Saint Germain, je découvre les éditions Moundarren et une très belle collection de poésie d'extrême orient, en particulier des haikus.
J'ai donc craqué pour un recueil de Santoka: zen saké haiku.
de la lune
lentement tombe
une feuille de kaki
A la radio, ça parlait religion, déisme, croyance. Çà disait que l'athéisme était une religion comme une autre. Je préfère de loin mon agnosticisme. Je préfère aussi essayer de croire en ce et ceux qui m'entourent avant quelque chose d'hypothétique ou du domaine de l'invérifiable pour ne pas froisser grenouilles et minarets.
Ensuite je lis un article sur les arabes à Poitiers. Ça me rappelle mes cours d'histoire du droit en mes débuts universitaires. Et je me dis que le pays y gagnerait en combattant ses mythes fondateurs. Et tant pis si les traditionalistes crient au scandale. L'exactitude ne peut pas faire de mal quand on prend le temps d'expliquer les choses. Qui plus est ça forme le caractère, la conscience, ce que vous voulez. Je reste persuadé qu'on obtiendrait autre chose de largement plus intéressant que les discussions de comptoirs et les critiques faciles dont on est gratifié chaque jour. Tout ça alors que personnellement je n'ai rien demandé à personne en fait.
Et pour finir, si j'avais dû être un saint, tant qu'à faire j'aurais choisi celui-ci, avec à la clé le plaisir d'être à la page en nos époques modistes.
L'éthymologie exerce sur moi une fascination sans borne, une hypnotique attirance que je ne saurai trop expliquer. Voir ces mots évoluer, changer de forme, faire des petits, c'est comme voir un arbre généalogique. Les langages se piquent des mots au gré des conflits, et la langue française est à ce point de vue un vrai butin de guerre.
Je fus surpris pas plus tard qu'hier d'apprendre une nouvelle astuce de la langue dont je n'avais pas conscience. Ce genre de révélation vous éclate à la figure, vous laissant seul dans votre idiote inculture. En ces quelques mots, Marcel Gotlib venait nous nourrir l'esprit :
"État-civil : Marcel Gotlieb (avec T), fils de Ervin Gottlieb (avec TT) ; Gott-lieb comme dans "aimé de Dieu" en allemand, "en latin on dirait Amadeus, en franco-grec Théophile, en hébreu Emmanuel et en congolais N'g M'balaoué", déclare l'interessé".
Et bien me voilà fin : ces prénoms somme toute classiques, connus de tous (sauf peut être le congolais), partagent tous une même racine. Imaginé un peu la tête d'un gars s'appelant Théophile Emmanuel Amadeus Gottlieb...
Il aurait surement fini curé.
Tous les jours ces temps-ci je lis le journal gratuit: Metro.
Aujourd'hui, joie bonheur et félicité, je vous livre de petits extraits de l'interview de Miss France 2006 (maintenant miss Europe):
Y avez-vous appris des chose?
- J'ai appris beaucoup de choses: marcher, parler...
On va faire simple: :baby:
Mais il y a aussi des questions cons:
Vous préparez-vous à l'avance pour pouvoir bien vous préparer?
- J'essaye de rester naturelle et de ne rien préparer à l'avance.
Et des conseils de beauté:
Vous faites quoi pour entretenir votre corps?
- Je bois beaucoup d'eau.
On termine en beauté (attention jeu de mot):
Pour vous, les concours de beauté sont-ils basés uniquement sur la beauté ou sont-ils un peu plus profonds?
- Comment ça?
Est-ce qu'il faut avoir d'autres qualités à part la beauté?
- Eh oui, sinon je n'aurais pas gagné!
On va arrêter les dégâts.
Une semaine, complète, et même plus.
Une semaine, peinard, et même plus.
Une semaine ensemble, peinards et même plus.
![]()
Il n'y a pas à chier... Je suis une personne de la nuit.
Cette atmosphère, ce parfum si particulier. La nuit a une odeur. Le seul avantage de ces périodes de fin d'année, c'est l'arrivée de l'obscurité très tôt. Paris baignée par les lumières sortant de la brume qui la recouvre. Ce halo lumineux créé que l'on voit si bien des plus hautes places de Paris.
Je me souviens de ce panorama de la Tour Eiffel, cette luminescence. Il y a deux ans maintenant il me semble. Ou était-ce l'année dernière.
Je ne peux pas vraiment décrire ce qui se passe dans ma tête mais j'ai toujours l'impression que plus l'heure avance, plus mon esprit bascule et se prête à des dispositions particulières. Je deviens plus créatif dans ces moments, et il n'est pas rare que je déborde d'activité.
Combien de fois, en sortant de ma voiture le soir, je m'arrête pour humer un peu...