Archives pour: Octobre 2006
Hier je suis tombé sur une redifusion de débat sur "peut on rire de tout?". Évidemment, extrait de Desproges, sur les juifs. Débat intéressant et tout.
Bon ça je m'en fous un peu. Comme ça commence à me courir légèrement d'entendre des cloportes boursouflés d'incompétence faire caca autour de Desproges avec des: "ah oui mais on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde". J'ai pas envie de me lancer dans une diatribe chiantissime. Donc je vais faire plus simple, je vais recadrer avec les origines de la citation:
Oui bande de gros nases, c'est en effet en s'adressant à Jean-Marie Le Pen que Desproges a sorti ça.
Dimanche j'ai vu Little Miss Sunshine et ça me fait penser à la chose suivante:
Desproges va finir comme Proust si ça continue, tout le monde va connaître, mais personne ne va le lire (ou l'écouter, au choix, les deux fonctionnent).
J'espère qu'on ne viendra pas m'ennuyer avec des histoires de droits, la diffusion ici présente est une oeuvre d'utilité publique, c'est pas tous les jours qu'on en met plein la gueule comme ça à Jean-Marie.
Dernière petite chose, creusez du côté de La Bruyère...
Georges Brassens est partit la même année que Bob Marley.

1981, le destin coupe les couilles du monde musical.
Alors même qu'au mois d'août dans ce même site je déclarais avoir l'impression d'être au mois d'octobre, voilà que mon week end passé m'a donné l'impression d'être encore au mois d'août.
Je me souviens que le ptit Luu avait sorti la doudoune vers la fin du huitième mois.
Et hier les gens étaient en T-Shirt dans la capitale des Gaules.
En parlant de T-Shirt je n'ai toujours pas reçu mes T-Shirt La Fraise, et j'en viens à me demander si ces charmantes personnes de La Poste de chez moi, en plein grève larvée (si quelqu'un a une définition je suis preneur), n'ont pas fait main basse sur mes belles sérigraphies...
Je sais j'ai une vie palpitante.
Lien: http://fr.wikipedia.org/wiki/Brassens
Voila aujourd'hui 25 ans que c'est arrivé.
J'avais tout juste 4 ans.
Il en avait à peine 60.
Pourtant le bon dieu voyait bien qu'il ne se comportait guère plus mal que s'il avait la foi.
25 ans qu'on doit se démerder tout seul.
25 ans sans nouvelles.
25 d'absence. Lourde. Pesante.
Alors que des nains lamentables font autour de lui peut-être pour se donner l'impression d'exister, lui qui n'est plus là, lui qui a refusé d'entrer à l'académie française (malgré le "complot" préparé entre autre par Pagnol et Kessel), restera certainement bien plus immortel que les pauvres cendres de conséquences gisant au Panthéon.
Dans mes moments perdus, dans mes moments de solitude, de doute, quand j'ai besoin d'un conseil ou qu'on m'aide à faire lumière, je l'écoute et je me retrouve, je retrouve un ami, je vois la route et plus généralement plus clair.
Peu nombreux sont ceux et celles qui m'ont influencé à ce point. Chez Brassens il y a tout. Il ne s'agit pas de mimer. Il ne s'agit pas d'être un fan. Il ne s'agit pas de suivre.
Juste 18 ans de digestion et d'apprentissage pour ma part.
Je m'en rends compte en l'écrivant, je suis de fait tout juste majeur.
Il est une porte ouverte sur le monde, l'histoire, la littérature, la vie, la mort, l'amour. Toutes choses.
Rien que pour les deux Paul, cela valait la peine de l'écouter.
Je ne vais pas non plus en faire des tonnes. Juste partager ce court extrait, où son intervention est trop courte, trop rare, comme il l'est sur les diverses ondes.
Juste cet extrait pour partager le Brassens cher à l'enfant que je préserve tant bien que mal:

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent les femmes pleuventJ'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
Jusqu'à demain jusqu'au printemps
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve voir si le port
Est encore port m'y voir encore
J'arrive j'arrive
Mais pourquoi moi pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller
J'arrive bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriverDe chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois surnuméraire
J'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend le train pour plus être seul
Pour être ailleurs pour être bien
J'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour le cœur en cendres
J'arrive j'arrive
C'est même pas toi qui est en avance
C'est déjà moi qui suis en retard
J'arrive, bien sûr j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver.
Jacques Brel
Laurent Violet dans son spectacle, parle de la Chine. Il tire d'ailleurs Michou au sort pour être leur président. C'est pas con, grâce à Michou comme il dit, au lieu d'être bientôt huit milliards, s'il fait bien son taff, ils seront plus que deux.
Reste que ce matin, où que je portas mon regard dans mon automobile, je ne pus voir que des chinois dans les autres voiture.
Le taxi? chinois.
La petite famille en monospace? chinoise.
La commerciale dans sa voiture de société? chinoise.
Le chauffeur de poids lourd? chinois.
Tout le monde sont chinois!
Enfin non une nana dans son AX elle était pas chinoise.
Elle était eurasienne.
Je me demande si il n'y a pas un deuxième effet au restaurant d'hier midi.
Oui. On a mangé chinois.
Aujourd'hui je vais fermer ma gueule finalement.
C'est une journée et un monde de merde.
Tant pis pour les pigeons il y a plus grave aujourd'hui.
A Alfortville, ville proche de la mienne que je traverse tous les jours au péril de ma vie bien qu'elle soit remplie d'arméniens couturiers (la ville, pas ma vie, mes arméniens ne sont pas couturiers), à Alfortville donc, les pigeons ne sont pas des cons.
Non.
A Alfortville, les pigeons sont tellement anarchistes, ou libertaires ou ce que vous voulez, qu'ils traversent la rue en marchant sur les passages piétons.
Certes les flics ont moins de risque de les arrêter, mais ils risquent quand même toujours de se faire écraser par un camion distrait.
Voila le genre de réflexion que je me fais le matin dans ma voiture quand mon lit continue de m'appeler.
