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Back from Venezia
Et bien me voilà de retour de mes 3 journées à Venise. J'ai l'impression d'être parti une semaine. Dire que c'est une coupure serait un euphémisme.
On commence par un voyage en train légèrement décallé vu qu'on a mis une heure à avoir la motrice pour le train... plus une heure de retard à l'arrivée pour certainement un gros retard à Milan... enfin je pense je dormais. Mal mais je dormais. Les couchettes italiennes sont spéciales, surtout celles du bas où on est dérangé par le haut de la banquette.
Et quand on a le plaisir de dormir en haut, la super veilleuse bleue en plein milieu du plafonnier... c'est d'enfer. Enfin on va pas se plaindre il y avait la clim'.
Reste que l'arrivée est spectaculaire. On roule sur l'eau, la mer, on voit une cité se dégager au loin sur la lagune, on entre en gare... on marche et là...
On arrivé directement sur le Grand Canal, qui traverse Venise de part en part jusqu'à la place Saint-Marc (non pas Dorcel les enfants) pour ainsi dire.
On traverse le tout en vaporetto (les bus locaux) et on arrive rapidement à la chambre, hyper bien placée (500 mètres de Saint-Marc et deux minutes de l'Academia) et hyper pas cher et hyper climatisée aussi (et ça c'était ESSENTIEL: 40° à l'ombre tout le séjour, humidité extrême et donc changeage de vêtements trois fois par jour).
On se promène, on "se perd" et on découvre une Venise loin des flots de touristes s'entassant place Saint-Marc et ses environs.
Chaque détour révèle une merveille, je pense qu'un photographe où un artiste pourrait passer sa vie dans la cité sans jamais perdre matière à se renouveler.
Un détour par la place la plus connue de la ville et sa masse innombrable de visiteurs rapides, et encore plus innombrable de pigeons: ils seraient plus de 100 000 rien que pour Saint-Marc! plus nombreux que les vénitiens eux-mêmes!
Une journée à Murano à flaner dans les échoppes de vendeurs de verre... et on ne peut que s'émerveiller de boutiques en boutiques tant les pièces sont tour à tour rococos, ultra kitschs, sobres, modernes, classiques, mais pour la plupart d'une finesse extrême. D'ailleurs mes petites coupes à champagne Murano vont me servir souvent maintenant.
Pour finir, impossible de partir sans avoir vu un Tintoret, un Veronèse ou un Canaletto, et je dois dire que celà fait quelque chose de voir des peintures archi-célèbre de près. Ici les dernières salles de la Galeria étaient les plus impressionnantes.
On poursuit avec le musée vénicien de la fondation Guggenheim où on trouve rien de moins que de magnifiques, Kandinsky, Magritte, Picasso, Chagall, Miro ou Giacometti. On voit d'ailleurs la différence de moyens avec la Galeria del Academia où les tableaux sont soumis aux chaleurs et froids extrêmes avec de temps en temps un minuscule régulateur d'humidité pour le bois des peintures... alors que chez la riche mécène, c'est du tout climatisé et super régulé.
Bref.
On aura terminé le séjour en beauté avec une glace géante au Quadri (l'un des plus vieux caffe de Venise) sous les trous de nez des touristes crevant de chaleur sur la place. C'est cher mais c'est bien servi, et le lieu est un véritable musée, alors on ne boude pas son plaisir! Surtout en sachant que le café + chocolat fondu + crème peut monter jusqu'à 25€ en terrasse du fait des musiciens.
D'ailleurs je déclare les gelatti et les granite d'utilité publique! (oui je sais ça n'a aucun rapport sinon les glaces)
Une petite remarque: pour bien manger, autant éviter les alentours des zones les plus fréquentées. Hormis le premier jour où l'on a fait un restaurant à touriste (mais les pizzas étaient plus que bonnes), on a toujours cherché à manger là où mangeaient les italiens, ce qui a causé plus d'un fou rire, mais pour le coup ils sont toujours sympas! parce qu'il faut bien le dire, on est pas sortables, surtout les pré-quarantenaires poulpiformes... pas une seule déception.
Pour le retour, la seule chose hormis la loupiotte bleue maudite dont j'ai hérité pour le trajet retour (passant de tout en bas à tout en haut), et bien il faut dire que le coup de: pas clim à six dans la cabine, ça fait chaud. Et la clim' juste après à fond, ça fait froid. Et l'alternance des deux, ça fait qu'on ne dort pas. Les italiens qui gueulent aussi ça fait qu'on ne dort pas.
Mais tout était quand même parfait (si si même le sprint final pour attrapper le vaporetto qui nous emmène à la gare). Et j'ai la ferme intention d'y retourner si possible pas dans vingts ans.
Merci à Joe pour le bon plan, les massages et les boutons de porte.
Merci à Chrix pour l'éventail et la j'me la pète attitioude.
Merci à Jeff pour sa bonne humeur constante.
Et maintenant un interlude photographique:















A noter que Bechet m'a poursuivi jusque dans la cité des Doges, étant donné que j'ai entendu Petite Fleur au café Quadri et au Florian par les groupes jouant pour ces deux institutions (1775 pour le premier et 1720 pour le second!!!). On comprendra que me promenant dans une église où étaient exposés des instruments de l'époque de Vivaldi (j'ai cru comprendre), j'ai été forcé de prendre en photo les clarinettes:

3 commentaires
A voir,
revoir,
et encore et encore