Archives pour: Juillet 2006
Je vous l'accorde mon titre est surpuissant. Pouf pouf. Donc hier, grace à Chrix (qui soit dit en passant fait une excellente soupe thaïlandaise maison à réchauffer au micro-onde, mais ça marche mieux quand même quand on retire l'opercule), j'ai pu aller voir l'Alvin Ailey American Dance Theatre (le AAADT pour les intimes, mais personnellement je m'en fous je suis pas un intime) dans le cadre des étés de la danse (plus connu sous le nom les étés de la danse) aux Archives nationales à Paris.
Et je dois dire que je suis très content (et aussi que je vais arrêter de mettre des parenthèses partout je vais encore m'y perdre), je me sens plus riche aujourd'hui, et moins con, mais tout celà reste d'une grande relativité si on considère le point de départ.
Bref ça tue sa race comme disent les vrais djeunz (je suis un faux djeunz, j'écoute du Brassens et du Bechet, et si j'écoute du Daft Punk c'est seulement pour ne pas passer pour un con dans les milieux branchés et superficiels que j'ai pu fréquenter (bon ok ce n'est pas vrai mais plutôt que de raconter des conneries je pourrais peut-être commencer par éviter de faire des parenthèses dans les parenthèses)).
On notera que les danseurs ne sont pas des canons filiformes de la danse classique mais qu'ils n'ont rien à envier à leur homologues coincés du cul (oui c'est bête, méchant et injustifié mais je m'en fous je raconte ce que je veux) au niveau de la technique. Mais ce sont des canons quand même, mais pas dans le même sens.
D'ailleurs si j'étais foutu comme les danseurs d'hier je serais modèle pour magazine gay et je gagnerais un peu ma vie à rien foutre (même remarque que précédemment). Et si j'avais les jambonneaux de l'un d'eux en particulier, j'ouvrirais une boucherie charcuterie façon delicatessen.
Toute considération porcine exclue, là où j'ai été ravi c'est d'abord par les choix musicaux et l'interprétation faite dans les chorégraphies: c'est mon univers, c'est pas mal de choses que j'imagine dans ma petite tête parfois fertile (pour peu qu'on ne me lance pas sur un débat stérile ou bidon, ou qu'on m'interrompe en plein vol) à l'écoute de ces douces ou entrainantes mélopées.
On est passé du Jazz à la House pour finir par du Gospel et c'était toujours... comment dire? brillant? merveilleux? enchanteur? fabulissime?
En bref j'ai (enfin nous avons, oui toi aussi public) gravement kiffé ma race tant c'était de la bombe de balle atomique sa mère.
Et comme je ne sais pas comment faire passer ce que j'ai vu, voici quelque extrait qui je l'espère, raviront vos pupilles et vous feront gigoter dans votre string:
Merci Chrix quoi, mais tu te la pètes quand même avec ton éventail ![]()
P.S.: j'oubliais, vous pouvez toujours vous gratter pour les voir pendant le festival à Paris, il s'est terminé hier.
Il est tombé un de ces trucs hier...
Mais le plus mieux c'était quand même le vent qui a visiblement fait tomber un échaffaudage dans mon petit quartier tranquille. C'était assez énorme, tout comme les éclairs d'ailleurs.
Et cette odeur de pluie sur la terre chaude...
J'aime les orages.
Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps, le beau temps me dégoutte et m'fais grincer des dents... le bel azur me met en rage...
Je regardais les offres de voyages-scnf que je viens de recevoir par mail qui m'indique des voyages en 1ère pour Paris/Deauville en première classe pour 19€.
Ca me tente bien vu que j'avais l'intention d'y faire un tour...
J'ai juste un petit doute sur la date proposée par défaut pour le départ, jugez vous-même:

En rentrant en voiture lundi, j'ai croisé dans la rue un petit chat écrasé sur le bord de la route, la tête en sang, allongé et calme. Une image de dormeur du val quelque part.
Et j'ai été fort surpris de ma réaction, j'ai été bien déstabilisé. Du coup je me demande si je ne suis pas un peu trop influencé par Brassens et Léautaud vis à vis des animaux. Je ne pense pas qu'un type mort me ferait le même effet. Vu que nous sommes tout de même dans un pays où les animaux sont plus souvent victimes des Hommes que les Hommes eux-mêmes.
Gloire au flic qui barrait le passage aux autos, pour laisser traverser les chats de Léautaud...
Non le titre n'a pour une fois rien à voir.
Sinon que finalement, il faut que j'y travaille plus, mais il faut être bien vaniteux pour cracher sur le monde et sur la petitesse du monde.
La voir est une chose. Accabler en est une autre.
Le mépris et la défiance n'ont jamais fait avancer le schmilblick. Je préfèrerais faire les choses maintenant et défendre la veuve contre l'orphelin.
Les attitudes vaniteuses sont encore plus stériles que les attitudes qu'elles dénoncent.
Non?
Je ne partage que ce que j'aime autant que possible.
Ce que je n'aime pas je le laisse aux autres et je continue ma route, et si ça n'entraîne pas une guerre civile quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs - un peu par sympathie, par courtoisie servile, un peu par vanité d'avoir l'air tolérant, un peu par crainte aussi que cette grosse bête prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête. "Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."
Ah bah merde je suis moi-même vaniteux en fait.
Mais je ne désespère pas d'aimer tout le monde un jour.
Et bien me voilà de retour de mes 3 journées à Venise. J'ai l'impression d'être parti une semaine. Dire que c'est une coupure serait un euphémisme.
On commence par un voyage en train légèrement décallé vu qu'on a mis une heure à avoir la motrice pour le train... plus une heure de retard à l'arrivée pour certainement un gros retard à Milan... enfin je pense je dormais. Mal mais je dormais. Les couchettes italiennes sont spéciales, surtout celles du bas où on est dérangé par le haut de la banquette.
Et quand on a le plaisir de dormir en haut, la super veilleuse bleue en plein milieu du plafonnier... c'est d'enfer. Enfin on va pas se plaindre il y avait la clim'.
Reste que l'arrivée est spectaculaire. On roule sur l'eau, la mer, on voit une cité se dégager au loin sur la lagune, on entre en gare... on marche et là...
On arrivé directement sur le Grand Canal, qui traverse Venise de part en part jusqu'à la place Saint-Marc (non pas Dorcel les enfants) pour ainsi dire.
On traverse le tout en vaporetto (les bus locaux) et on arrive rapidement à la chambre, hyper bien placée (500 mètres de Saint-Marc et deux minutes de l'Academia) et hyper pas cher et hyper climatisée aussi (et ça c'était ESSENTIEL: 40° à l'ombre tout le séjour, humidité extrême et donc changeage de vêtements trois fois par jour).
On se promène, on "se perd" et on découvre une Venise loin des flots de touristes s'entassant place Saint-Marc et ses environs.
Chaque détour révèle une merveille, je pense qu'un photographe où un artiste pourrait passer sa vie dans la cité sans jamais perdre matière à se renouveler.
Un détour par la place la plus connue de la ville et sa masse innombrable de visiteurs rapides, et encore plus innombrable de pigeons: ils seraient plus de 100 000 rien que pour Saint-Marc! plus nombreux que les vénitiens eux-mêmes!
Une journée à Murano à flaner dans les échoppes de vendeurs de verre... et on ne peut que s'émerveiller de boutiques en boutiques tant les pièces sont tour à tour rococos, ultra kitschs, sobres, modernes, classiques, mais pour la plupart d'une finesse extrême. D'ailleurs mes petites coupes à champagne Murano vont me servir souvent maintenant.
Pour finir, impossible de partir sans avoir vu un Tintoret, un Veronèse ou un Canaletto, et je dois dire que celà fait quelque chose de voir des peintures archi-célèbre de près. Ici les dernières salles de la Galeria étaient les plus impressionnantes.
On poursuit avec le musée vénicien de la fondation Guggenheim où on trouve rien de moins que de magnifiques, Kandinsky, Magritte, Picasso, Chagall, Miro ou Giacometti. On voit d'ailleurs la différence de moyens avec la Galeria del Academia où les tableaux sont soumis aux chaleurs et froids extrêmes avec de temps en temps un minuscule régulateur d'humidité pour le bois des peintures... alors que chez la riche mécène, c'est du tout climatisé et super régulé.
Bref.
On aura terminé le séjour en beauté avec une glace géante au Quadri (l'un des plus vieux caffe de Venise) sous les trous de nez des touristes crevant de chaleur sur la place. C'est cher mais c'est bien servi, et le lieu est un véritable musée, alors on ne boude pas son plaisir! Surtout en sachant que le café + chocolat fondu + crème peut monter jusqu'à 25€ en terrasse du fait des musiciens.
D'ailleurs je déclare les gelatti et les granite d'utilité publique! (oui je sais ça n'a aucun rapport sinon les glaces)
Une petite remarque: pour bien manger, autant éviter les alentours des zones les plus fréquentées. Hormis le premier jour où l'on a fait un restaurant à touriste (mais les pizzas étaient plus que bonnes), on a toujours cherché à manger là où mangeaient les italiens, ce qui a causé plus d'un fou rire, mais pour le coup ils sont toujours sympas! parce qu'il faut bien le dire, on est pas sortables, surtout les pré-quarantenaires poulpiformes... pas une seule déception.
Pour le retour, la seule chose hormis la loupiotte bleue maudite dont j'ai hérité pour le trajet retour (passant de tout en bas à tout en haut), et bien il faut dire que le coup de: pas clim à six dans la cabine, ça fait chaud. Et la clim' juste après à fond, ça fait froid. Et l'alternance des deux, ça fait qu'on ne dort pas. Les italiens qui gueulent aussi ça fait qu'on ne dort pas.
Mais tout était quand même parfait (si si même le sprint final pour attrapper le vaporetto qui nous emmène à la gare). Et j'ai la ferme intention d'y retourner si possible pas dans vingts ans.
Merci à Joe pour le bon plan, les massages et les boutons de porte.
Merci à Chrix pour l'éventail et la j'me la pète attitioude.
Merci à Jeff pour sa bonne humeur constante.
Et maintenant un interlude photographique:















A noter que Bechet m'a poursuivi jusque dans la cité des Doges, étant donné que j'ai entendu Petite Fleur au café Quadri et au Florian par les groupes jouant pour ces deux institutions (1775 pour le premier et 1720 pour le second!!!). On comprendra que me promenant dans une église où étaient exposés des instruments de l'époque de Vivaldi (j'ai cru comprendre), j'ai été forcé de prendre en photo les clarinettes:

Lien: http://www.lafraise.com/blog/2006/07/ma_retraite_35.php
Six ans et je pourrai faire comme Patrice qui a vendu la Fraise.
Bon le truc c'est qu'il faut que je trouve le concept et tout ![]()
Mais comme disait David: "moi aussi je vais vendre ma boite..."
Conclusion j'ai qu'à faire pareil! je vends ma boite et je suis milliardaire, le seul problème étant que je ne suis qu'un petit employé... mais potentiellement...