Archives pour: Avril 2006
Lien: http://programmes.france2.fr/ecoles-en-france/
J'ai regardé hier "Ecole[s] en France" sur France 2, le troisième et dernier volet, et j'ai fortement regretté de ne pas avoir vu les deux premiers.
Il y a dans ce documentaires 4 classes: une aisée du quartier des buttes Chaumont il me semble où l'enfant est au centre de tout et s'appuie beaucoup sur le travail de groupe, les activités culturelles, tout pour développer la personnalité et l'individualité. Un pensionnat militaire où on trouve des enfants dont les parents sont en mission à l'étranger, loin. Une école traditionnelle où le maître s'appuie sur la dissipation des élèves pour développer leur curiosité, favoriser le développement et encourager le forgeage d'une identité au sein d'un groupe. Et enfin une école de grande banlieue parisienne aux méthodes classiques, où la maîtresse détient la raison et le pouvoir, et les élèves doivent suivrent.
Je ne m'attarderait pas sur le documentaire ou sur les louanges que je pourrais faire de cet instituteur d'un calme olympien qui laisse ses enfants s'épanouir et prend le pari de les amadouer en canalisant leur énergie débordante pour en faire une soif d'apprendre et une curiosité latente.
Non je vais m'attarder sur cette instit' de grande banlieue parisienne. Cet exemple de tout ce que je conchie dans l'éducation nationale de notre beau pays, où parait-il les enfants sont les plus stressés au monde, avant même le Japon (sic!). C'est une vraie machine à broyer, à produire des moutons, à faire des soumis, nier toute identité et personnalité à l'enfant, la règle prévaut, l'humiliation est de mise, et le rejet de la différence semble être l'unique moyen de la maîtresse pour préserver son petit domaine réservé, comme un président en cohabition.
Quand on voit cette enfant éveillée, intelligente, maline que semble être la petite Lola, sans cesse reprise et punie par la maîtresse parcequ'elle a le bon coeur de vouloir aider ses amis, d'avoir la langue un peu trop bien pendue et de savoir répondre correctement quand on ne lui demande pas son avis.
Et bien cette grognasse fabuleuse, coincée du cul au delà du raisonnable si on se contentait de lire sur son simple visage de détentrice absolue du savoir et de la juste valeur (ce qui serait mal de juger ainsi, mais aujourd'hui je sors d'une grosse migraine et je suis moyennement d'humeur, aujourd'hui le monde est con); cette institutrice, plutôt qu'user son cerveau et son intelligence à canaliser l'énergie de cette petite comme le ferait si bien le maître de la ville de Montpellier (il me semble que c'est ça). Cette conne passe son temps à la reprendre, lui faire la morale et lui refuser tout épanouissement.
Pire: les autres enfants en sont à la prendre comme le mauvais exemple à ne pas suivre, la rejette et au bout de même pas deux mois cette petite se renferme sur elle même et perd de son bel enthousiasme. Un gachis monumentale de cette enfant qui la première est allée vers la petite nouvelle arrivée après le début de l'année, naturellement.
Voilà qui me rappelle ce que j'ai toujours conchié dans notre belle école et que j'assimilais simplement au phénomène de groupe, c'est cette machine à humilier et à exclure, le double tranchant terrible du ciment censé rapprocher les français.
L'idée qu'un enfant doit s'adapter à son professeur et au système me débecte au plus haut point. Comme l'indiquait justement le commentateur, dans tout processus éducatif, l'enfant doit être au centre du système mis en place.
Il ne devrait pas y avoir de bons et de mauvais, d'irrécupérables et d'enfant promis à un brillant avenir. Les multiples changement, la chance, les évènements montrent à quel point le petit dernier de la classe peut prendre sa revanche et comment le premier, poussé à bout peut à travers une dépression perdre pieds. C'est plus une machine à créer des tordus, des complexés et des exclus que me semble être l'école d'aujourd'hui. J'y vais fort certes, je m'emporte certes, mais cette crétine m'a énervé.
Il devrait y avoir des individualités à épanouir dans le respect de notre société et nos valeurs communes.
Non aux bergers. Non aux bons petits élèves du systèmes.
Bref vous l'aurez compris, elle m'a légèrement mis hors de moi cette instit'.
Pour le reste je passe à côté d'une grande partie du reportage mais le but n'était pas d'en parler, sinon de pousser ma gueulante du vendredi midi.
EDIT: le reportage à l'air disponible sur le site de France 2.
Imperceptiblement le temps me change, je ne sais pas dans quel sens, mais il me change, je me plais toujours à emprunter les chemins forestiers de temps en temps, à me laisser guider par ma seule intuition.
Le fait est que plus j'avance, plus je m'éloigne, de moi comme des autres.
Je vais faire mon Lancelot et faire ma cabane dans la forêt.
Ce qui m'inquiète, c'est aussi que j'ai de plus en plus tendance à ne rien considérer comme important, mon j'm'enfoutisme galopant va finir par me perdre.
Et là je me demande s'il n'y avait pas plus de l ou de p.
Aujourd'hui sort Antartica, et il aura fallu que je vois la bande annonce pour que le déclic se fasse.
Pour moi Antartica ça me rappelle mes premières émotions au cinéma, en école primaire lorsque j'ai vu un certain film japonais qui s'appelait... Antartica justement. La même histoire, Disney nous sort simplement un remake, visiblement très bien fait. J'espère que ce ne sera pas trop édulcoré, pas que je crève d'envie de voir un chien bouffé par un orque ou un autre partant à la dérive sur son morceau de glace... Mais le fait est que si le film de 1983 (j'ai fait des pitites recherches oui) était cruel, c'était un grand film. Donc peut-être que si je vais le voir, ça fera revivre en moi une partie de ce que j'ai ressenti en le voyant il y a près de 20 ans.
He had 3 whole dollars
A worn out car
And a wife who was
LEaving for good
LIfe's made of trouble
Worry pain and struggle
She wrote good bye in
The dust on the hood
THey found a a map of Missouri
Lipstick on the glass
They must of left
In the middle of the nite
And I want to know
The same thing
Everyone wants to know
How it going to end?
Behind a smoke colored
Curtain, the girl
Disappeared, the found out
The ring was a fake
A tree born crooked
Will never grow straight
She sunk like a hammer in to the lake
A long lost letter and
And old leaky boat
Promises are never meant
To keep
And I want to know
The same thing
Everyone wants to know
How it going to end?
The barn leaned over
The vultures dried their wings
The moon climbed up an empty sky
The sun sank down behind the tree
On the hill
There's a killer and he's coming
Thru the rye
But maybe he's the Father
Of that lost little girl
It's hard to tell in this light
And I want to know
The same thing
Everyone wants to know
How it going to end?
Drag your wagon and your plow
Over the bones of the dead
Out among the roses and the weeds
You can never go back
And the answer is no
And wishing for it only
Makes it bleed
Joel Tornabene was broken
On the wheel
Shane and Bum Mahoney on the lamb
The grain was as gold
As Sheila's hair
All the way from Liverpool
With all we could steal
He was robbed of twenty dollars
His body found stripped
Cast into the harbour
There and drowned
And I want to know
The same thing
Everyone wants to know
How it going to end?
THe sirens are snaking their
Way up the hill
It's last call somewhere in
The wordl
The reptiles blend in with the
Color of the street
Life is sweet at the edge
Of a razor
And down in the front row of
An old picture show
The old man is asleep
As the credits start to roll
And I want to know
The same thing
Everyone wants to know
How it going to end?
TOM WAITS - How's It Gonna End
Sous prétexte que je n'aurais rien à dire, je devrais fermer ma gueule? faire comme mon cher ami Antoine et cesser de blogguer.
Alors que depuis le 11 septembre 2003 j'ai raté très peu de jour de blogging intensif en ayant un contenu équivalent au désert saharien!
A la réflexion (dans mon miroir tous les matins) il y a beaucoup de grains de sable là bas.
Hop petite nouveauté, Kelly a trouvé un site super (si vous avez un blog vous-même c'est bloggersnap) et vous pouvez laisser les gens mettre les images webcam que vous voulez sur votre site. Et c'est déjà la guerre :fou:
Ca se passe à droite sous la téloche :baby:

Voilà! In view, a humble vaudevillian veteran, cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of Fate. This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant, vanished, as the once vital voice of the verisimilitude now venerates what they once vilified. However, this valorous visitation of a by-gone vexation, stands vivified, and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin vanguarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition. The only verdict is vengeance; a vendetta, held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose vis-à-vis an introduction, and so it is my very good honor to meet you and you may call me V.
Voilà la première tirade de V dans V pour Vendetta, jouissive au possible, fonctionnne aussi bien en français qu'en anglais.
Donc voilà, V pour Vendetta, un grand film, courrez le voir. Ca ne suffit pas?
Les Wachowsky ne sont pas des nains c'est certain, faire un film aussi bien écrit on ne le fait pas par hasard. D'accord, la BD originelle était déjà un monument, certes. Mais là, une superproduction américaine regroupant autant d'acteur anglais, se passant en Angleterre justement (:nerd
et attaquant de façon aussi frontale la situation américaine du moment, on a tendance à appeler ça un Hold-up. D'ailleurs il parait que le film a créé la polémique au pays des ânes et des éléphants rois.
Donc l'Angleterre du film a basculé dans un régime dictatorial où le peuple craint le gouvernement alors que comme le dit V: les gouvernements devraient craindre le peuple, et non le peuple les gouvernements. Ca fait un peu tilt dans nos têtes de français si prompts à la révolté, la revendication et la manifestation.
Et un homme se dresse, masqué, terroriste présent pour éveillé les consciences. Le choc salutaire du peuple. Mais ici il ne s'attaque qu'aux symboles du gouvernement et non pas à ses victimes, car les attentats contre la population sont justement le fait de ce gouvernement (théorie du complot du 11 septembre). Quant à V, il est le pur produit du système qui s'est mis en place, le bourreau du grand fautif sortant de sa bouche même (au grand fautif, le gouvernement quoi, vous suivi ou quoi?).
Et là où le film ne se plante pas, c'est que nous sommes en Angleterre, le héros est certes très cultivé, mais il l'est comme un gentleman britannique sait l'être. Plein de références Shakespeariennes, de classiques du cinéma adapté de Dumas, de grande musique. C'est aussi un artiste de la rime comme le prouve l'interminable tirade que vous trouvez ci-haut en guise d'introduction (et qui va me falloir pas mal de hits et de gens heureux je le sens, merci Wikiquote).
Chose étonnante, un passage comique arrosé de musique de Benny Hill et d'humour british.
Bref, finesse des dialogues, des situations, du propos, bien construit, beau et plaisant à regarder.
Ce film est une réussite et je vous ordonne d'aller le voir, parceque moi aussi je cache sous mes dehors sensibles de poète torturé, une âme de dictateur frustré.
Mais je rappelle que:
Beneath this mask there is more than flesh. Beneath this mask there is an idea, Mr. Creedy, and ideas are bulletproof