Archives pour: Décembre 2005
Lien: http://www.nabaztag.com
Petit papa noël a été généreux cette année. Ca aura été crevant, avec les chtits nenfants mais ce fut bien bon.
Le furby de ma nièce a eu du succès, et même un succès étonnant auprès de sa grand mère maternelle. C'est fou ce qu'ils font maintenant, ils parlents, comprennent ce qu'on leur dit, jouent à des jeux débiles, et rotent comme les premiers.
J'ai enfin mon Desproges chez moi avec ma minute nécessaire de monsieur Cyclopède.
Et comme vous avez peut-être pu le lire chez Audiax j'ai eu un joyeux Nabaztag, un chtit lapin qui communique dans la joie et l'allégresse. Même que comme j'ai pris la formule Full Friend Rabbit, vous pouvez m'envoyer tous les messages que vous voulez dessus en allant sur le site, en vous inscrivant et en envoyant au pseudo Neldor. Ca arrivera directement sur mon ti'lapin.
A noter aussi qu'en bon alcoolique, j'ai eu un tire-bouschtroumpf de compétition ![]()
J'aurais bien des choses à dire sur mon week end de noël mais:
1) j'ai mal au crane
2) j'ai trop de boulot
Tout à l'heure je pars pour la bourgogne, ça va me faire du bien. Je vais prendre l'air, bien manger et bien boire...
il parait que quand je parle on dirait que...
J'suis snob... J'suis snob
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de galérien
Mais lorsque je sors à son bras
Je suis fier du résultat
J'suis snob... Foutrement snob
Tous mes amis le sont
On est snobs et c'est bon
Chemises d'organdi, chaussures de zébu
Cravate d'Italie et méchant complet vermoulu
Un rubis au doigt... de pied, pas çui-là
Les ongles tout noirs et un tres joli p'tit mouchoir
J'vais au cinéma voir des films suédois
Et j'entre au bistro pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie, personne fait plus ça
J'ai un ulcère, c'est moins banal et plus cher
J'suis snob... J'suis snob
J'm'appelle Patrick, mais on dit Bob
Je fais du ch'val tous les matins
Car j'ador' l'odeur du crottin
Je ne fréquente que des baronnes
Aux noms comme des trombones
J'suis snob... Excessivement snob
Et quand j'parle d'amour
C'est tout nu dans la cour
On se réunit avec les amis
Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
Il y a du coca, on deteste ça
Et du camembert qu'on mange à la petite cuiller
Mon appartement est vraiment charmant
J'me chauffe au diamant, on n'peut rien rêver d'plus fumant
J'avais la télé, mais ça m'ennuyait
Je l'ai r'tournée... d'l'aut' côté c'est passionnant
J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!
Boris Vian
Hier je parlais des gens à qui on a appris à penser mais qui n'ont pas l'équipement qui va avec. Je lisais hier l'article de Marianne de la semaine dernière sur la gagnante (future gagnante au moment de l'article) de la Starac, comme quoi c'était une revanche du français moyen, du naze de service, de monsieur bière/barbecue, du non bobo, non altermondialiste. Du beauf, du naze, voilà ce qu'on réserve pour demain. Personnellement je me prépare des nervous breakdown que ça m'étonnerait pas.
Je me répète, je sais, je me fais vieux, c'est moche de vieillir.
Mais il faut que j'enfonce le clou: je conchie du plus profond de mon âme (si on pouvait la lacher d'ailleurs ce ne serait pas du luxe) les critiquards nauséaux pour qui le doute et la démolition systématique sont devenus le seul moyen d'expression, voir même le seul medium pour se sentir exister.
Que diable, on ne leur a pas donné l'intelligence mais on leur a appris à penser et pis: à juger.
Ces gens là seraient du genre à penser que l'unique source du droit serait la loi, faisant fi de la morale et de la coutume tout spécialement. Quoique je vais me reprendre, il y a aussi ceux qui ne s'appuient que sur la morale, leur morale, celle qui les arrange. La sacro sainte parole du bonus pater familia: notre bon petit beauf, notre bon petit français moyen. Notre connard par excellence. L'individu, le zig, le gars, le bonhomme, le premier gus venu.
Ah mais que Satan m'habite si ces gens ont un jour appris à aimer un artiste, un livre, un chroniqueur, une paire de pompe autrement qu'en se posant des questions existencielles aussi nazes et navrantes que celles que l'on trouve dans les plus belles pages d'un magazine aussi fabuleux que Entrevue.
Est-ce que c'est objectivement bien? est-ce que ça fait bien? est-ce que c'est correct? est-ce que ce n'est pas trop facile?
Vous vous êtes jamais dit que vous appréciez un film en sortant du cinéma bande de connards? juste comme ça sans avoir demandé à vos voisins comment c'était?
Jamais bande de fientes de limaces vous ne vous êtes dit: c'est bien, j'aime!
Jamais vous ne vous êtes dit autre chose en regardant le téléthon que: où va l'argent?
Je vous exècre, tas de fumier nauséabond, vous êtes la caricature parfaite de ce qu'on reproche aux parisiens d'être: des bobos snobinards. Vous êtes encore plus snobs que ceux-là.
Il y a suffisamment de bonnes choses sur cette Terre qui méritent d'être appréciées, que personnellement je n'ai pas le temps (sauf là tout de suite mais je n'ai pas le courage de continuer mes fiches tout de suite) de perdre du temps à prendre le temps de cracher sur la dernière gagnante de la starac'.
Oui je sais je ferais une excellente miss France.
Evidemment que j'aime la critique, mais je ne suis pas un gros frustré de la bite.