Archives pour: Septembre 2005
Lien: http://www.lesnumeriques.com/article-208.html
J'en ai rêvé, ils l'ont fait: répondre à un mail d'arnaque sur internet, à noter à gauche le lien vers le blog de la croqueuse d'escrocs:
http://www.lesnumeriques.com/article-208.html
If you ain't got that swing...
Voilà ce à quoi je pensais en m'évoquant ces technocrates de la musique, qui font de la technicité un art, en oubliant, justement, toute forme d'expression artistique et se contentent de technique.
Dommage.
Lien: http://www.eyezmaze.com/grow/cube/
Le Ptit Luu m'a envoyé hier un lien qui m'a scotché une bonne partie du début de soirée: Le GROW CUBE. L'essayer, c'est l'adopter. Attention, hautement addictif, difficile de décrocher tant qu'on a pas tout au max ![]()
Je me faisais cette réflexion ce matin en écoutant pour la énième fois Et si en plus y a personne de Souchon: l'Homme préfère sa création aux choses de la nature.
Pour preuve cette foi en Dieu. Celà n'engage que moi bien entendu et ça hérissera sûrement les grenouilles de bénitier mais quand on y réfléchit bien, l'Homme préfère sa création à la réalité de la nature tout simplement parceque l'Homme crée pour se simplifier la vie. Les outils sont censés nous affranchir d'un labeur qui serait sans eux plus difficile. Il arrive hélas que la dépendance se crée, mais l'Homme devient simplement de plus en plus fainéant.
D'ailleurs les ordinateurs et moi...
Encore s'il nous suffisait de cultiver notre jardin...
Dieu n'est-il pas le plus grand produit de notre fainéantise, après tout pourquoi se casser la tête à vouloir donner un vrai sens à notre existence, alors même que tout est fourni clef en main par la pensée féconde d'illuminés instrumentalisée par un pouvoir temporel?
Je trouve par ailleurs que nos religions actuelles sont bien peu modestes eu égard celles qui les ont précédées.
L'Homme a en lui de quoi transcender la nature, la servir, le déséquilibre se fait ou a été fait, surement parceque l'évolution n'est pas complète. L'Homme n'est pas éthique, il est enclin à vouloir améliorer la nature avant de s'améliorer lui même. Moi le premier.
Trop de pratique, trop peu de ressenti. Celà rejoint quelquepart le discours de Chaplin dans le Dictateur (voir légèrement avant dans mes billets): "we think too much and feel too little" (nous pensons trop et ne ressentons pas assez).
Encore une fois, moi le premier.
KABOUL, 23 sept 2005 (AFP)
AFP / 19.09.2005 - 13h06 GMT
Une équipe prospectant les ressources
minières du nord de l'Afghanistan
vient de retrouver, par hasard, la
dépouille du Commandant Massoud.
Afin d'honorer la mémoire du héros
national, le gouvernement afghan a
décidé de raser entièrement le corps
du défunt et d'offrir un poil à
chaque famille afghane.
Ce geste, pour le moins insolite, a
été salué par l'ensemble des
organisations humanitaires présentes
sur le terrain. En effet, chaque
foyer afghan pourra ainsi disposer,
cette hiver, d'un poil à Massoud...
Voilà le genre de flim qui me laisse une impression, un goût étrange dans la bouche alors même qu'il est tout frais dans ma tête. Peut-être que si je n'avais pas l'esprit en ébullition comme ces derniers temps, je serais plus en phase avec le propos de Jarmusch. Toujours est-il que ce film touche et touche juste. La vacuité totale de notre société est en filigrane de l'histoire de ce Don Juan qui reprend pied dans la vie tant il devient de moins en moins amorphe et transparent à ce qui l'entoure (il finit avec un bel oeil au beurre noir, pour le coup c'est pas le pied dans la vie mais le poing).
On se réveille un jour et... "mais si l'on a manqué sa vie, on songe avec un peu d'envie, à tous ces bonheurs entrevus..." (Antoine Pol).
Et cet humour désabusé, cette douce mélancolie, ces vies manquées, ces non-dits... surtout ces non-dits qui sont encore plus fort que dans un Lost in Translation puisque tout le monde s'amuse à faire la comparaison. On est en plein face à ce que nous connaissons chaque jour: des si, tant de si. Qu'a-t-il, qu'a-t-elle voulu dire? il y avait-il un sous-entendu? pourquoi quand les choses nous concernent tant on est si peu enclin à comprendre où l'on en est...
Douce mélancolie encore une fois, je vais vite me regarder Totoro quand même, ce ne sera pas du luxe.
Peut-être d'autres choses viendront ensuite, la digestion est lente...
Voici près de deux ans, je blogguais ceci:
http://www.neldor.net/index.php/2003/12/22/p169
Je viens de regarder la scène du Dictateur de Chaplin dont le texte est tiré, et je dois dire que ça fait beaucoup de bien, on se recadre vite.