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Chauffe Marcel!!!
Lien: http://www.jacquesbrel.be/
Ca fait du bien, finalement vive la maladie. Si ça n'avait pas été pour elle je serais sûrement sorti faire un tour en compagnie d'amis. Ca m'a permis de (re)voir Jacques dire certaines choses et qui me touchent au plus profond. Non pas que je l'admire, c'est juste qu'il me parle comme peu de discours me parlent. Agréable soirée et qui continue en ce moment sur Arte. L'entendre parler est toujours (comme Brassens) music to my hears. J'aime considérer une personne, un artiste a forciori, dans son intégralité, je m'abstiens de le caser à droite à gauche selon l'humeur et le spectacle qui s'offre à moi. Et là l'intégralité me plait bien, il s'agit bien d'une personne entière et profonde comme Brassens l'était en son espèce.
D'ailleurs l'amitié Brel/Brassens n'est pas une réalité pour rien, tout comme ce n'est pas pour rien qu'ils veillent au dessus moi chaque nuit en compagnie de Léo. Ma douce et tendre ne partage pas ce que j'ai l'impression de partager avec eux. Pourtant les comprendre serait me comprendre en grande partie tant ils m'ont aidé dans mes choix et mes attitudes depuis que je les écoute et étudie.
D'ailleurs Nolwenn (issue de la Starac', il y a des ironies du sort qui me plaisent et me font me complaire dans une certaine vision relative des choses) a très bien chanté les Marquises et m'a fait comprendre quelquechose qui me touchait inconsciemment dans ce texte et cette mélodie: je suis bien peu de choses pour me plaindre de ma maladie et de la mort qui m'approche à grands pas aux vues de ce que ces gens m'ont fait comprendre sur la façon de voir le monde.
J'avais un an à sa mort et 4 à celle de Georges, mais les valeurs que mon éducation m'a apporté et l'univers dans lequel j'ai baigné depuis ma plus tendre enfance, je les aie retrouvé en (re?)découvrant leur oeuvre.
De Brel je retiens en moi la désespérance du monde, la nostalgie qui m'habite, le rire cinglant qui ponctuent les pensées profondes (si pensée profonde il y a) et qui camoufle la pensée. De Brassens je retiens les mêmes choses mais j'en garde une attitude plus réflêchie sur le monde, plus posée. C'est un antagonisme qui est en moi: être un agité et quelqu'un de posé. Dire une connerie avec le plus grand sérieux du monde. Et une chose sérieuse avec le pouet pouet qui va bien (la preuve: POUET POUET).
C'est une idée je devrais p'tet mettre des pouets pouets quand je dis un truc que j'estime sérieux et qui ne le parait pas.
D'ailleurs de Brel je retiens aussi l'exhibitionnisme (la preuve ce blog); tout en cultivant la dissimulation de la pensée (on ne retiens souvent de ce que je dis que les choses légères ou sans importance).
Quant je pense qu'Eric me disait l'autre jour que je ferais un bon commercial. Je pouffe. (poof)
Quoique...
2 commentaires
Décidément on est tous les deux fans de Brassens et Brel !
Tu connais bien les chansons de Brel ? Je veux dire aussi bien que celles de Georges ?