Le retour fait aimer l'adieu ;
Nous nous asseyons près du feu,
Et tu nous contes
Tout ce que ton esprit a vu,
Plaisirs, dangers, et l'imprévu,
Et les mécomptes.Et tout cela sans te fâcher,
Sans te plaindre, sans y toucher
Que pour en rire ;
Tu sais rendre grâce au bonheur,
Et tu te railles du malheur
Sans en médire.
Les moins intelligents de nos voisins aiment nous rappeler que si le français a choisi le coq comme emblême c'est pour sa faculté à continuer de chanter les pieds dans la merde.
Est-ce que le retour d'une certaine fierté municipale, de foie régionale qui monte jusqu'au front national des habitants*, chez nous et nos voisins plus ou moins proches, est un dernier sursaut mêlé à de la simple conjecture ?
J'aime à penser que ça va disparaître un jour ou l'autre, je me permets cette naïveté, elle fait du bien. En attendant il faut bien supporter le spectable quotidien.
Et finalement il y a pire que de ne pas savoir ce qu'on veut et ce qu'on aime, il y a savoir ce qu'on aime pas et qu'on ne veut surtout pas, et le voir tous les jours.
